ARTE Radio tracks on Soundclound

#arte-radio-1

  • Pikolèt
    ARTE Radio
    16:10
    Storytelling
    3,953

    Le Picolette ou pikolèt en créole, c'est un petit passereau d'Amérique du Sud réputé pour son chant. Les Brésiliens en sont fous, les Français de Guyane aussi. Dans les rues de Cayenne ou de Saint-Laurent du Maroni, il est courant de voir des hommes, souvent jeunes, une cage sous le bras, promener leur pikolèt. C'est une passion presque exclusivement masculine, un genre de tuning pour amateurs de petits oiseaux...  Car les Picolettes sont l'objet de beaucoup de soins : leurs maîtres leur achètent des cages coûteuses, les bichonnent, et surtout leur enseignent des mélodies, soit en les chantant, soit en leur passant de la musique dans un caisson étanche de "programmation". En effet, le Picolette adulte pourra chanter les mélodies qu'il a entendues bébé. Régulièrement, on organise des concours de chant, et les passionnés s'affrontent chaque année pendant la coupe de Guyane. Avec la participation d'Eddy, Melvin, Yoan, Jocelyn et leurs pilokèt. Enregistrements : décembre 2019, janvier 2020 - Prises de son, entretiens et montage : Nina Almberg - Mise en ondes & mix : Arnaud Forest - Remerciements : Valentine et Arthur Alt - Production : ARTE Radio

  • Vous prendrez le Covid ou le chômage ?
    ARTE Radio
    07:48
    News & Politics
    4,418

    Faut-il commander une choucroute pour avoir un café et un verre d'eau ? Cette semaine Livo fait le tour des forains, cafés, restos et cours de danse pour tenter de comprendre ce qu'on a encore le droit de faire. Il s'essaye aussi à l'équation économique de la pandémie, entre les profits des riches et le nombre de chômeurs et de vies sauvées, mais se fait rembarrer par Jean Quatremer, journaliste à Libération. À ce stade il a besoin d'une bonne tisane bio, mais les salariés de sa Biocoop sont en grêve. Il semble que leurs conditions de travail ne soient pas très "nature"... Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 3, 9, 12, 13 octobre 20 - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Mix : Charlie Marcelet - Production : ARTE Radio

  • L'infanticide (30)
    ARTE Radio
    10:39
    Storytelling
    4,411

    En 2017, Manon est prise de terribles douleurs. Elle accouche, seule, dans les toilettes du premier étage chez ses parents. Puis elle enveloppe le nouveau-né dans une serviette qu'elle range dans un placard. Manon est jugée pour infanticide. Le médecin psychiatre note dans son rapport : “déni de grossesse partiel". Qu'est-ce que ça veut dire ? Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : 11 août 20 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Charlie Marcelet - Illustration : Simon Leclerc - Production : ARTE Radio

  • Transmission (3) : Marsu
    ARTE Radio
    53:05
    Storytelling
    4,508

    Dans le Paris en mutation des années 80, le jeune Picard Marsu se retrouve au cœur du puvement punk et du rock "alternatif". Des squats à la musique, tout est politique. Les squats sont encore teintés des modes opératoires de la lutte armée. La musique, elle, Marsu la conçoit comme un vecteur d’éducation populaire, comme une démarche globale qui propose une façon de vivre et un rapport au monde différent, à une époque où la jeunesse étouffe. C’est bien pour cette raison que l’alternatif va exploser, alors qu’il ne peut compter ni sur l’aide de l’Etat, ni sur celle des médias. Il débarque au bon moment, au bon endroit, tout comme Marsu. De la « bande du Luxembourg » à Lucrate Milk, des squats de l’Est parisien à l’incroyable succès de Bérurier Noir hors de tout circuit de production et de médiatisation traditionnel, de Bondage Records à Crash Disques, Marsu a été acteur et témoin de la transformation totale des scènes musicales françaises et de leurs publics, des années 80 à aujourd’hui. Et plus particulièrement des scènes militantes, au sein desquelles l’art ne peut jamais, ne doit jamais se dissocier de l’engagement politique. Directement impliqués ou gravitant autour, des plasticiens, des vidéastes, d’innombrables artistes encore en activité aujourd’hui, ainsi que des musiques qui sont apparues à sa suite comme le hip-hop ou la musique électronique, ont eu cette scène alternative pour terreau. Et Marsu est leur archéologue : Indiana Jones au pays d’Orange mécanique, toujours en quête de l’arche perdue d’une contre-culture radicalement antifasciste. Sur une B.O. qui déchire. Guillaume Podrovnik a réalisé pour ARTE « Pif, l’envers du gadget », « Lucky Luke, la fabrique du Western européen », « René Goscinny, notre oncle d’Armorique » et « On verra demain : excursion en Procrasti-Nation ». Le podcast Transmission Brigitte Fontaine, Marsu (Bérurier Noir), Patrice Leconte, Pierre Lescure, Lio… Musiciens, écrivains, producteur ou directeur de chaîne, ils ont bousculé l'écriture, dynamité le rock, émancipé la chanson ou oxygéné la télé. Seuls ou en bande, dans une galaxie alors privée d'Internet, ils ont remué la France avec des rythmes nouveaux et des styles audacieux. Leurs trajectoires illustrent le bien-fondé de la révolte et de la quête de nouveauté. Ces pionniers de la pop culture se racontent dans Transmission, nouveau podcast mensuel coproduit par ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Archives et musiques originales enrichissent ces récits à la première personne, menés par des intervieweurs complices, mais pas trop, tels que Thomas Baumgartner, Laurence Garcia ou Étienne Menu. Un tête-à-tête d'une heure avec des parcours singuliers, défricheurs et inspirants pour réconcilier boomers et millennials. Une coproduction ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Enregistrements : 16 et 17 janvier 19 - Entretien et montage : Guillaume Podrovnik - Musique originale, réalisation et mix : Arnaud Forest - Illustrations : Hermione Volt - Production : ARTE Radio et La Fab.

  • Se séparer ou vivre ensemble
    ARTE Radio
    07:41
    News & Politics
    5,254

    Cette semaine, Livo essaie de comprendre le sens du mot "séparatisme" qui a envahi les médias. Il écoute la définition du président Macron, mais aussi celle des gens de la rue et des fidèles de la mosquée Omar de Bron qui a subi un début d'incendie. Enfin il interroge Rosanna, sa vieille copine arménienne, qui suit sur son écran la guerre des clics qui prolonge la guerre au Haut-Karabakh... Alors, on se sépare ou on vit ensemble ? Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 2012 et 1, 4, 5, 6 octobre 20 - Mix : Charlie Marcelet - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Production : ARTE Radio

  • Godcast, le podcast de Dieu
    ARTE Radio
    16:12
    Storytelling
    5,623

    Que faire quand on est Dieu, et qu’on a un peu cramé son image de marque ? Lancer son podcast, évidemment. Rien de mieux pour reconquérir sa fanbase et réussir son comeback auprès de la commu. Le problème, c’est que Dieu n’a jamais bien compris la définition du podcast. D’un autre côté, personne n’a jamais bien compris la définition de Dieu. Ça leur fait déjà un point commun. Alléluia. Avec le soutien de Beaumarchais-SACD et de la copie privée. Enregistrements : mars, juillet 20 - Texte : Klaire fait Grr - Editorial : Silvain Gire, Sabine Zovighian - Voix : Klaire fait Grr (Dieu), Damien Zanoly (Gabriel), Philippe de Monts (Mezzo di Pagna) - Illustration : Julien Pacaud - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest - Production : ARTE Radio

  • 5G dans le sang
    ARTE Radio
    08:21
    Storytelling
    5,739

    Cette semaine, Livo essaie de comprendre à quoi la 5G va bien pouvoir servir. Pour ça il se rend à un rassemblement d'Amish écolos et à un salon hyper-connecté. Immersion chez les pro et les anti-5G, interview exclusive d'une robote, et bougeage de body sur de la French tek'.  Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 2, 3, 19, 28, 29 septembre 20 - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Mix : Arnaud Forest - Production : ARTE Radio

  • La petite fille à la bibliothèque (29)
    ARTE Radio
    07:26
    Storytelling
    5,029

    Alors qu’elle fait ses devoirs à la bibliothèque, une petite fille de 11 ans voit un homme libidineux l’aborder. Elle racontera tout aux policiers. Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : 11 août 20 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Charlie Marcelet - Illustration : Simon Leclerc - Production : ARTE Radio

  • Dernier contact
    ARTE Radio
    07:23
    News & Politics
    5,546

    Cette semaine, Livo est le premier reporter à annoncer la mort de Valéry Giscard-d'Estaing : une belle leçon de professionnalisme. Là-dessus il explique qu'il ne voulait plus (entendre) parler du Covid mais qu'il est bien obligé, même sur un air de NTM ("à mon contact le Covid reste compact"). La pandémie est toujours là et les risques aussi, de la fac à l'hôpital selon les témoignages. Désormais on vit masqué, bombardé de chiffres et de concepts bizarres ("cas contact de cas contact"). Sournois, le virus s'insinue jusque dans nos rêves... Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 15, 17, 19, 21, 22 septembre 20 - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Mix : Charlie Marcelet - Illustration : pikisuperstar / Freepik - Production : ARTE Radio

  • Fast-fashion ou coton bio, peut-on s’habiller sans polluer ? (1)
    ARTE Radio
    36:01
    Storytelling
    6,305

    L'industrie du textile et de la mode crée de faux besoins pour qu'on achète sans cesse des habits. Notre cerveau est conditionné pour vouloir du nouveau, à n'importe quel prix. Y compris celui de la destruction des ressources, de la pollution et du gaspillage. Mais il faut savoir qu'une robe en coton bio n'est souvent pas plus écolo qu'une chemise en synthétique. Alors, que faire contre la fast-fashion ? Doit-on fabriquer soi-même ses vêtements avec des épluchures ? Des gens réfléchissent, d'autres (ou les mêmes) agissent. Delphine Saltel explore sa penderie, notre cerveau et les alternatives possibles. Premier épisode d'un nouveau podcast pour se bricoler une morale minimale par temps de crise. Avec : - Majdouline Sbai (sociologue spécialisée en environnement, membre du collectif Ethique sur l’étiquette) - Julia Faure (ingénieure en agronomie, co-fondatrice de la marque de vêtements LOOM) - Sébastien Bohler (docteur en neurobiologie moléculaire, rédacteur en chef de la revue Cerveau et Psycho) - Jean-Baptiste Fressoz (historien des sciences, des techniques et de l’environnement) Remerciements : Clémence Mignot - Elsa Monségur (La textilerie) - Nayla Aljtouni Nouveau podcast : Vivons heureux avant la fin du monde Comment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible. Livres : - « Une mode éthique est-elle possible ? » de Majdouline Sbai - « Le bug humain : Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher ? » de Sébastien Bohler - « L’apocalypse joyeuse, une histoire du risque technologique » et « L’événement Anthropocène, La Terre, l’Histoire et nous » de Jean-Baptiste Fressoz Enregistrements : décembre 19, janvier 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio

  • Bookmakers : Tristan Garcia (4/4)
    ARTE Radio
    21:03
    Storytelling
    4,362

    Bookmakers #4 - L’écrivain du mois : Tristan Garcia À l’aube de ses 40 ans, Tristan Garcia est déjà l’auteur de quinze ouvrages, dont la puissance d’imagination, la rigueur conceptuelle et la variété laissent pantois. Originaire de Toulouse, ce romancier et professeur de philosophie installé à Lyon se fait connaître à 27 ans avec « La meilleure part des hommes », un « conte moral » sur les ravages du sida dans le Paris des années 90, distingué du prix de Flore et traduit en quatre langues. Dans ses romans, ce fan de science-fiction et de littérature de genre écrit sur nos futurs, l’ultragauche, les sports oubliés ou un singe surdoué, sans oublier ses essais théoriques sur le droit des animaux, l'intensité, le sens du collectif ou la série « Six Feet Under ». En 2015, son recueil magistral de sept histoires fantastiques, paru sous le titre « 7 », reçoit le prix du Livre Inter et s’écoule à 60 000 exemplaires. En partenariat avec Babelio (4/4) Tristan, le constructeur Des romans, des nouvelles et des pavés de métaphysique. Au total : quinze bouquins publiés en l’espace de douze ans, sans oublier des préfaces, des conférences et des articles à la pelle que l’on compile déjà en recueil. À 39 ans, Tristan Garcia dit souvent que l’écriture de tous ses ouvrages – qui auraient grandi « comme un toit de tuile », les uns sous les autres – fut « assez anarchique ». Il dit parfois aussi qu’il lui aura fallu « dans chaque roman, rater quelque chose pour en retirer un savoir-faire ». Mais comment fait-il, sérieusement, pour écrire autant ? Dans ce quatrième et dernier épisode, ce professeur de philosophie lyonnais, qui refuse farouchement de se professionnaliser en tant qu’auteur, ce mélomane et cinéphile compulsif, qui vit sans téléphone et ne s’exprime jamais sur les réseaux, détaille sa relation complexe au milieu littéraire, à l’argent ou à son propre corps, frappé de névralgie faciale en écrivant sept cents pages… sur « l’histoire de la souffrance ». Tristan Garcia imagine enfin l’écrivain qu’il sera en 2040, convoqué par « le tribunal de sa propre jeunesse ».

  • Bookmakers : Tristan Garcia (3/4)
    ARTE Radio
    30:42
    Storytelling
    3,815

    Bookmakers #4 - L’écrivain du mois : Tristan Garcia À l’aube de ses 40 ans, Tristan Garcia est déjà l’auteur de quinze ouvrages, dont la puissance d’imagination, la rigueur conceptuelle et la variété laissent pantois. Originaire de Toulouse, ce romancier et professeur de philosophie installé à Lyon se fait connaître à 27 ans avec « La meilleure part des hommes », un « conte moral » sur les ravages du sida dans le Paris des années 90, distingué du prix de Flore et traduit en quatre langues. Dans ses romans, ce fan de science-fiction et de littérature de genre écrit sur nos futurs, l’ultragauche, les sports oubliés ou un singe surdoué, sans oublier ses essais théoriques sur le droit des animaux, l'intensité, le sens du collectif ou la série « Six Feet Under ». En 2015, son recueil magistral de sept histoires fantastiques, paru sous le titre « 7 », reçoit le prix du Livre Inter et s’écoule à 60 000 exemplaires. En partenariat avec Babelio (3/4) Un chiffre et des lettres « La grande forme du roman se déploie quand on essaie d’outrepasser les bornes de son existence, quand on s’extrait de soi, quand on tente d’envelopper plusieurs vies, réelles ou imaginaires. » Dans l’univers multiple des livres de Tristan Garcia, ouvrons maintenant la porte d’entrée la plus claire. Le titre de ce roman, publié en 2015 chez Gallimard, est un chiffre : « 7 », comme le nombre d’histoires qui composent cette suite de « romans miniatures » lisibles de manière indépendante mais qui finissent par laisser apparaître l’architecture d’un grand roman d’imagination, rare et généreux, semblable à sept épisodes de « La Quatrième Dimension ». Sacré du prix du Livre Inter, écoulé à plus de 60 000 exemplaires, il y est question d’une drogue qui permet de se reconnecter à des états antérieurs de conscience, de rouleaux de bois à l’origine de toutes les révolutions musicales du vingtième siècle, d’une mannequin riche et célèbre qui ne doit sa beauté qu’à un jeune homme défiguré, d’une France fantomatique où la révolution prolétarienne a eu lieu, d’extraterrestres, d’hémisphères sous cloches où les gens ne se regroupent plus que par affinités ethniques ou socio-culturelles, ou d’un garçon qui revivra sept fois sa vie du début à la fin… Comment tout ceci s’est-il construit ? Comment fonctionnent les mécanismes de son imagination, jusqu’au passage à la phrase elle-même, chez cet écrivain pour qui la sacro-sainte question du style est toujours secondaire ? Dans ce troisième épisode, Tristan Garcia nous ouvre sa boîte à outils. Enregistrements : juillet 20 - Entretien, découpage et lectures : Richard Gaitet - Prise de son : Arnaud Forest - Montage : Sara Monimart - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio

  • Bookmakers : Tristan Garcia (2/4)
    ARTE Radio
    41:23
    Storytelling
    3,845

    Bookmakers #4 - L’écrivain du mois : Tristan Garcia À l’aube de ses 40 ans, Tristan Garcia est déjà l’auteur de quinze ouvrages, dont la puissance d’imagination, la rigueur conceptuelle et la variété laissent pantois. Originaire de Toulouse, ce romancier et professeur de philosophie installé à Lyon se fait connaître à 27 ans avec « La meilleure part des hommes », un « conte moral » sur les ravages du sida dans le Paris des années 90, distingué du prix de Flore et traduit en quatre langues. Dans ses romans, ce fan de science-fiction et de littérature de genre écrit sur nos futurs, l’ultragauche, les sports oubliés ou un singe surdoué, sans oublier ses essais théoriques sur le droit des animaux, le sens du collectif ou la série « Six Feet Under ». En 2015, son recueil magistral de sept histoires fantastiques, paru sous le titre « 7 », reçoit le prix du Livre Inter et s’écoule à 60 000 exemplaires. En partenariat avec Babelio (2/4) La part des choses « Le pic de l’autofiction parisienne m’énervait. Je me suis dit : tente le contre-pied radical, très loin de toi, sur une expérience non-vécue. » Quand Tristan Garcia s’attelle en 2006, à 25 ans, à l’écriture de « La meilleure part des hommes », qui sera son premier roman publié deux ans plus tard aux éditions Gallimard, ce Toulousain straight, pudique et poli, qui ne connaît de Paris que « trois stations de métro », s’efforce d’adopter « une autre manière d’aimer, de parler, de penser ». Et choisit d’entrecroiser, « avec vitesse et impureté », dans les années 90 contaminées par le sida, les langues et les destins d’un écrivain gay toxicomane adepte de l’amour sans capote (fortement inspiré de Guillaume Dustan), d’une figure du militantisme de prévention (on pense vite à Didier Lestrade, fondateur d’Act-Up), d’un philosophe de gauche qui vire réactionnaire (beaucoup y ont vu le parcours d’Alain Finkielkraut) et d’une journaliste de Libé – caricaturale et, de son propre aveu, « ratée » –, qui fait le lien entre les trois. Distingué du très branché prix de Flore et vendu à 50 000 exemplaires, traduit en quatre langues et monté au théâtre, « La meilleure part des hommes » vaudra à Tristan Garcia énormément d’embarras et de malentendus. S’il ne s’agit pas de la meilleure part de son œuvre, cette entrée en littérature riche en enseignements va nous permettre, dans ce deuxième épisode, de réfléchir à des questions capitales pour notre époque : comment se projeter dans un autre genre que le sien ? Et l’usage du mot « pédé » quand on est hétéro, c’est OK ou pas ? Enregistrements : juillet 20 - Entretien, découpage et lectures : Richard Gaitet - Prise de son : Arnaud Forest - Montage : Sara Monimart - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio

  • Bookmakers : Tristan Garcia (1/4)
    ARTE Radio
    35:19
    Storytelling
    4,067

    Bookmakers #4 - L’écrivain du mois : Tristan Garcia À l’aube de ses 40 ans, Tristan Garcia est déjà l’auteur de quinze ouvrages, dont la puissance d’imagination, la rigueur conceptuelle et la variété laissent pantois. Originaire de Toulouse, ce romancier et professeur de philosophie installé à Lyon se fait connaître à 27 ans avec « La meilleure part des hommes », un « conte moral » sur les ravages du sida dans le Paris des années 90, distingué du prix de Flore et traduit en quatre langues. Dans ses romans, ce fan de science-fiction et de littérature de genre écrit sur nos futurs, l’ultragauche, les sports oubliés ou un singe surdoué, sans oublier ses essais théoriques sur le droit des animaux, le sens du collectif ou la série « Six Feet Under ». En 2015, son recueil magistral de sept histoires fantastiques, paru sous le titre « 7 », reçoit le prix du Livre Inter et s’écoule à 60 000 exemplaires. En partenariat avec Babelio (1/4) Jungles en mémoire C’est un homme à la voix juvénile et d’une extrême pudeur, qui surgit en 2008 avec un premier roman très cru aiguisé pour être « une machine de guerre contre l’autofiction ». Quand Tristan Garcia publie à 27 ans « La meilleure part des hommes », un « conte moral » sur les débats, les ébats et les ravages du sida dans le Paris des années 90, ce normalien timide originaire de Toulouse, qui rêve de continents perdus, de dimensions parallèles, de transmigration des âmes et d’amour éternel, part à l’attaque de la littérature de l’intime. Il se « contrefiche de lui-même » et n’a pas « le moindre désir » de reconstituer la « petite prison de ses perceptions », ou de se créer un double de papier qui « boucherait son horizon ». Douze ans plus tard, le paysage est vaste. À l’aube de ses 40 ans, Tristan Garcia est déjà l’auteur de quinze ouvrages, dont la puissance d’imagination, la rigueur conceptuelle et la variété laissent pantois. Dans le désordre : un essai sur la série « Six Feet Under » (« Nos vies sans destin ») ; un recueil magistral de sept histoires fantastiques toutes liées entre elles, paru sous le titre « 7 », un roman sur un activisme d’ultragauche surdoué qui se prend pour le diable (« Faber, le destructeur »), un recueil de nouvelles sur des sports oubliés (« En l’absence de classement final »), une fiction de S.-F. sur un astronaute capable d’arrêter le temps (« Les Cordelettes de Browser »), un roman d’aventures scientifiques en partie rédigé par un singe qui essaie d’écrire en français (« Mémoires de la jungle »), quand il ne s’abîme pas dans « Âmes », sa gigantesque trilogie en cours sur la souffrance à tous les âges du vivant, sans oublier tous les livres théoriques de ce prof’ de philo désormais lyonnais, sur le droit des animaux, l’intensité, le sens du collectif… Mais comment tout a démarré ? Quelle est l’origin story de ce fan encyclopédique de bande dessinée ? De cet ogre de lecture à la mémoire photographique sidérante ? Lui qui créa un héros « dont l’intelligence sans sol ni plafond est une malédiction » ? Quels souvenirs demeurent de son enfance en Algérie ? Parmi tous ses nombreux romans « morts-nés » rédigés à l’adolescence, est-il vrai que l’un met en scène… le kidnapping de Beyoncé ? Enregistrements : juillet 20 - Entretien, découpage et lectures : Richard Gaitet - Prise de son : Arnaud Forest - Montage : Sara Monimart - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio

  • Tour de fric
    ARTE Radio
    08:26
    News & Politics
    4,977

    Cette semaine, "Dépêche" révèle les avantages du port du masque au collège. Puis, alors que le nouveau maire écolo de Lyon a lancé une polémique sur le Tour de France, Livo suit l'étape dans son quartier de la Croix-Rousse. Alors, le Tour est il vraiment machiste et pollueur ? Faut-il encourager Cofidis et Century 21 ? Combien gagne Amaury Sport Organisation, opérateur du Tour et propriétaire du journal L'Equipe ? Que jette à la foule la voiture d'ARTE Radio ? Qui veut un goodies sur la tête ? Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 19, 21, 22 septembre 20 - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Mix : Charlie Marcelet - Production : ARTE Radio

  • Roll with it
    ARTE Radio
    03:19
    Storytelling
    4,262

    Aout 1995. Birkenhead, banlieue populaire de Liverpool. Roisin et son grand frère Ciaran, livrés à eux-mêmes pendant les vacances, n’attendent qu’une chose : savoir qui d’Oasis ou Blur gagnera ce soir la bataille de la britpop. Lorsque Roisin a le malheur de casser le téléviseur juste avant l’annonce des gagnants, et est obligée de fuir les coups de son ainé, les paroles de sa chanson préférée d’Oasis, "Roll with it", prennent pour elle une résonance nouvelle. Car Roll With it, cela veut dire qu’il faut encaisser les coups sans jamais se laisser abattre… "You gotta roll with it / You gotta take your time / You gotta say what you say / Don't let any fucker get in your way / Cause it's all too much for me to take..." Aout 2020. Rétrospectivement, il est facile d’avancer que la bataille de la britpop n’était qu’un coup marketing inventé par les maisons des disques, de mèche avec la presse britannique, pour vendre un maximum de disques et de journaux pendant un été relativement calme. Mais pour nous à l’époque, c’était tout sauf une blague. Prenant les proportions épiques d'une lutte des classes, du Nord vs le Sud, pour une fois on avait l’impression de faire partie des vainqueurs. Avec leur swag et leur accent du nord, les frères Gallagher étaient à nos yeux deux rois prolétaires. Même si Blur a fini par gagner le duel des singles, Oasis allait remporter les titres de « meilleur groupe » et « meilleur album » de l’année 1995. Si l’été de mes 8 ans reste si gravé en moi, c’est qu’il ne faut jamais sous-estimer le réconfort que peut apporter la poésie noire du rock dans les vies noires des jeunes vivant dans des banlieues grises et pluvieuses. (Roisin Burns) Photo : les enfants de Plumer Street, Birkenhead. Roisin est tout à gauche. Pourquoi elle a gagné : Le jury a été emballé par ce souvenir d'enfance, porté par une écriture précise, délicate, et par une réalisation remarquable. Roisin y raconte l'été de ses 8 ans dans une banlieue populaire de Liverpool, sur fonds de rivalité entre les groupes Blur et Oasis. Drôle et touchant, "Roll with it" opère un flash-back radiophonique réussi vers l'Angleterre des nineties, vers les pensées d'une fillette qui vénère Liam Gallagher, et qui a des histoires de pirates plein la tête. Le concours de podcasts des Audioblogs d'ARTE Radio a lieu chaque été. Le concours 2020 était animé par Thomas Guillaud-Bataille, en partenariat avec Télérama et Sennheiser. La gagnante Roisin Burns gagne un mix + une diffusion rémunérée sur ARTE Radio + une diffusion sur le site de Télérama + un abonnement papier d'un an à Télérama + un micro de reportage Sennheiser + un casque audio Sennheiser. Les 2ème et 3ème prix ainsi que l'ensemble des envois au concours sont là : https://audioblog.arteradio.com/blog/150431/concours-arte-radio-2020 Enregistrements : août 20 - Texte, voix, réalisation : Roisin Burns - Prise de son et montage : Lucas Salvador - Mix : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio

  • La guerre des voisins (28)
    ARTE Radio
    07:14
    Storytelling
    5,121

    En pleine crise sanitaire, à Montpellier, un couple de propriétaires fait vivre un enfer à une infirmière et la pousse à quitter son logement. Enfin, c'est ce qu'on a cru quand l'histoire s'est répandu dans les médias. L'infirmière a porté plainte contre les proprios. Elise Costa a suivi leur procès et... ça ne s'est pas tout à fait passé comme ça. Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : 11 août 20 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Charlie Marcelet - Illustration : Simon Leclerc - Production : ARTE Radio

  • Pour en finir avec les trottinettes (le retour)
    ARTE Radio
    08:27
    News & Politics
    5,959

    Après le clip de rap, la Daronne : cette semaine, Livo dénonce un nouveau trafic de drogues à l'écran en appelant les flics de Grenoble. Puis il s'intéresse aux trottinettes en "free floating" (location libre) : celles qui finissent dans la rivière, ceux qui les ramassent, ceux et celles qui les sabotent. Peut-être que Livo a enfin trouvé une reconversion après le podcast ? Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 12 mars, 25 août, 3, 4, 7, 8 septembre 20 - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Mix : Charlie Marcelet - Production : ARTE Radio